Et si une société anarcho-capitaliste était l’opportunité pour le royalisme catholique de revenir sur le devant de la scène et prospérer comme jamais ? C’est la réflexion que je vous propose d’explorer au travers de cet article.
Tandis que notre monde tombe en désuétude, que les concepts traditionnels de gouvernance et d’économie sont remis en question et que les libertés individuelles reculent toujours plus, il est capital d’envisager d’autres modèles de société favorisant le développement des individus et respectueux de la liberté individuelle. Mais liberté individuelle ne veut pas dire ouvrir la porte à tout et n’importe quoi (coucou les wokes). Ainsi le modèle auquel je pense doit-il aussi permettre le retour aux valeurs conservatrices. En l’occurrence, je parle ici du royalisme au sein d’un système anarcho-capitaliste (que nous désignerons par le mot féminin « anarcapie » pour le reste de l’article).
Évidemment, si vous n’êtes pas familier de ces concepts, alors cet article risque de vous faire l’effet d’un cactus qu’on aurait confondu avec un godemichet. Afin d’éviter cela, vous pouvez commencer par lire cet article sur le royalisme, puis regarder cette série de vidéos au sujet de l’anarcho-capitalisme (on parle souvent d’anarcapisme pour faire court).
C’est bon pour vous ? Alors, allons-y Alonzo !
L’idée ici exprimée est celle d’un système où la liberté individuelle et le marché libre sont les maîtres mots, ce qui permet aux idées de s’exprimer, non seulement au titre de la liberté d’expression, mais aussi à celui de l’innovation, de l’entrepreneuriat tout comme au titre des méthodes de gouvernance. Parmi ces idées, celle du retour du Roi.
Disclaimer : il convient de différencier la royauté de la monarchie. Dans une royauté, le chef d’État est incarné dans la figure du roi. La monarchie, quant à elle, est un régime politique dans lequel tous les pouvoirs sont concentrés en une seule personne. Si royauté rime souvent avec monarchie, l’inverse n’est pas vrai. Par exemple, nous pouvons considérer que la Vème République est implicitement une monarchie présidentielle. Ici nous parlerons de royalisme et non de royauté. C’est-à -dire qu’il s’agit de plébiscité la figure du Roi, un Roi Catholique de droit divin dans le cas présent – c’est-à -dire désigné par Dieu. Mais ce Roi n’est pas un chef d’État, comme nous le verrons plus loin. Il ne s’agit donc pas de se servir de l’anarcho-capitalisme comme prétexte pour réinstaller un Etat fort. Les âmes sensibles peuvent donc lâcher leur boîte de valium un instant et poursuivre leur lecture.Â
D’aucuns diraient que royalisme et anarcapie ne sont pas compatibles. Que nenni ! D’autres encore, tomberaient rapidement dans les clichés révolutionnaires et protestants. Or, il faut savoir que les gens avaient bien plus de libertés sous l’Ancien Régime qu’aujourd’hui. Et oui, car le rôle d’un Roi Catholique n’est pas de légiférer en permanence la vie des gens, mais à protéger et guider le peuple qui le suit.
Malheureusement l’État, même s’il est une royauté et encore plus s’il est républicain, appelle à toujours plus d’État et d’ingérence dans la vie des gens. C’est inéluctable et démontré par la loi économique dite de Bitur-Camenber (ou loi de destruction totale). Inutile de vous la résumer, un rapide tour sur le lien précédemment indiqué ne pourra que vous convaincre que du fait que l’État est synonyme de coercition, de taxe et de vol.
Ce qui m’amène à la question suivante : après tant de siècles de déceptions, de désillusions, de mensonges, de tromperies, comment peut-on encore être en faveur du concept l’État ?
Mais comme vous le savez normalement à ce stade (si vous avez lu les liens plus haut – Jean-Etienne natio au fond, je te vois), anarcapie ne veut pas dire absence de règle. C’est là qu’un Roi Catholique pourrait alors trouver sa place et revenir en force, car l’anarcapie vient justement poser le cadre pour que cela soit possible.
Ce roi moderne serait alors un entrepreneur, un visionnaire dont la mission serait de guider, de protéger et de prospérer au sein d’un marché libre. De prime abord, comme je l’ai écrit au début de l’article, on pourrait penser que royalisme et anarcapie sont antagonistes, car la posture du Roi suggère l’idée d’un État a minima régalien. Mais comment fixe-t-on les limites du régalien ? On ne les fixe pas, c’est proprement impossible puisque chacun en aura une vision différente. Chaque concession serait alors une atteinte au droit naturel du principe de non-agression (on va y revenir).
Enraciné dans la défense des valeurs de la civilisation chrétienne tout en respectant le libre arbitre des individus, ce modèle pose alors la question suivante : comment un roi, opérant dans un système anarcho-capitaliste, peut-il non seulement exister, mais aussi prospérer, offrant ainsi une alternative viable et éthique à la gouvernance contemporaine ? Cet article se propose d’explorer cette thèse, en examinant les rôles, responsabilités, et impacts d’un tel système de gouvernance dans le contexte d’un monde libre et décentralisé. Et pour ça, une solution s’impose d’elle-même, il s’agit du néo-féodalisme de droit privé, un concept qui a été formalisé par l’ami Adam Villon (que les plus assidus d’entre-vous commencent à bien connaître).
Le dénominateur commun entre catholicisme et anarcapie
Avant de poursuivre, il convient de revenir sur les fondamentaux de l’anarcapisme : le droit naturel. Accessible par la raison, celui-ci est également ancré dans la foi chrétienne. Mais concrètement, de quoi s’agit-il ? se demanderont les néophytes. Et bien nous y venons.
En philosophie ou bien chez les auteurs catholiques, le droit naturel est plus connu sous le petit nom latin de jus naturale. J’avais d’ailleurs déjà fait un article le concernant et traitant plus particulièrement du problème que pose le concept de contrat social. Le droit naturel se définit par le fait qu’il est accessible par la raison et nous renvoie au fonctionnement naturel des individus. Dans une société anarcap, on retiendra ces trois aspects :
- La propriété privée : c’est-à -dire, la reconnaissance mutuelle d’à qui appartient quoi
- La liberté individuelle : c’est le droit de faire ce qu’on désire de sa propriété, et ce droit se négocie entre les individus.
- Le principe de non-agression : ce droit part du principe que chaque individu a le droit de vivre et de conserver sa vie, ainsi que sa propriété. Cela implique que nul ne peut légitimement agresser autrui – sauf légitime défense – ni sa propriété.
La particularité du droit naturel est qu’il est d’une part accessible par la raison humaine, et d’autre part qu’il nous est donné par Dieu au travers de l’Église catholique. Pie XI, en 1937, nous dira d’ailleurs au travers d’une encyclique que « le droit naturel est un rempart contre les régimes totalitaires ».
Le catholique l’aura compris, le libre arbitre voulu par Dieu pour les Hommes (encyclique Libertas Præstantissimum, Léon XIII, 1888) s’inscrit alors naturellement dans le droit naturel. Là encore, je te renvoie vers l’article que j’avais écrit au sujet du pardon qui renvoie fondamentalement au concept de libre arbitre. Reconnaître le libre arbitre de l’autre, c’est lui reconnaître sa dignité humaine, d’un point de vue catholique, à être un individu responsable de ses actes, mais aussi en capacité de changer. Ces deux principes sont intrinsèques : le libre arbitre n’enferme pas l’individu dans sa faute ou dans les travers et le renvoie à sa responsabilité individuelle (en l’occurrence de bien agir ou, le cas échéant, de réparer et de changer).
Le concept de libre arbitre ainsi posé remet d’ailleurs en question l’attitude que certaines institutions chrétiennes et certains rois ont pu avoir à l’égard des populations, il faut être honnête.
Introduction à l’anarcho-capitalisme et au royalisme
L’anarcho-capitalisme met en avant la primauté de la propriété privée et du marché libre. Il est souvent vu comme un terreau fertile pour l’innovation et l’entrepreneuriat. Cependant, il est moins courant d’associer cette philosophie avec l’idée d’un Roi, prospère, qui plus est. Pourtant, l’intégration du Roi dans un système anarcap pourrait non seulement être compatible, mais aussi bénéfique, en particulier lorsque ce système est guidé par les valeurs chrétiennes.
Selon Hans-Hermann Hoppe, la paix sociale et la résolution des conflits dans un système anarcap dépendent de la reconnaissance et du respect du droit naturel. La propriété privée, l’un des piliers du droit naturel, se définit par le principe du premier occupant et du transfert volontaire et pacifique de propriété​​. Cette approche souligne l’importance de l’autonomie individuelle et de la responsabilité individuelle, qui sont aussi des piliers d’une société anarcap.
Dans un tel cadre, le rôle du roi s’inscrit différemment par rapport à la conception traditionnelle de la monarchie. Au lieu d’être un chef d’État comme on l’entend aujourd’hui, le roi devient un entrepreneur, un gestionnaire de biens et de services au sein de la société. Ce « roi-entrepreneur » serait responsable de la gestion de ses terres et de ses ressources, en adhérant aux principes du marché libre et en respectant les droits de propriété individuelle. En tant que tel, il pourrait alors offrir à d’autres territoires des services régaliens – défense, justice, infrastructure, etc. – non pas comme des (faux) droits acquis par la naissance ou la force, mais en tant que services contractuels à destination des territoires qui choisiraient librement de s’inféoder, c’est à dire de le suivre. Il le ferait toutefois en devant concurrencer d’autres acteurs du marché.
De plus, enraciné dans la défense de la civilisation chrétienne, ce roi-entrepreneur pourrait incarner une force morale et éthique dans la société. Ainsi, il demeure un leader. Ce n’est donc pas la force économique qui légitimerait sa position, mais son adhésion aux principes chrétiens de justice, de charité et de service envers la communauté. Ces valeurs pourraient guider la manière dont il gère ses entreprises et la façon dont il interagit avec ses sujets, créant ainsi un modèle de leadership qui est à la fois éthique et efficace.
En résumé, l’intégration d’une royauté dans un système anarcap basé sur le néo-féodalisme de droit privé offre une perspective intéressante. Cela permet de combiner les avantages d’un marché libre et d’une propriété privée clairement définie avec une forme de leadership qui valorise et protège les traditions et les valeurs chrétiennes. Le but d’un roi de droit divin étant la défense desdites valeurs, le roi aurait alors l’obligation implicite de faire tout ce qui est en son pouvoir pour être le meilleur acteur dans les différents domaines, afin de conserver ses vassaux et ainsi de remplir l’objectif d’unité qui est le sien. Les vassaux, quant à eux, seraient des gouverneurs à la tête de plus petits territoires et ayant un fonctionnement similaire et à une échelle beaucoup plus petite. Un tel modèle présente un potentiel intéressant pour repenser la gouvernance et la structure sociale dans le monde contemporain.
Rôle et fonctions du roi-entrepreneur
Dans l’optique anarcho-capitaliste, le rôle du roi s’éloigne radicalement de celui d’un monarque traditionnel. Ce “roi-entrepreneur” se positionne en tant que chef d’une vaste entreprise, offrant une gamme de services régaliens et sociaux, financés par ses activités privées. Cette approche entrepreneuriale signifie que le roi doit gérer ses domaines et ressources non seulement pour en tirer profit, mais aussi pour fournir efficacement des services essentiels à ses vassaux, tels que la défense, la justice et l’infrastructure.
L’un des aspects cruciaux de ce modèle réside dans l’alignement du roi avec les principes catholiques. Sa gouvernance ne se limite pas à l’efficacité économique ; elle est également imprégnée d’une dimension morale, éthique et même catéchétique. Ce roi-entrepreneur est un défenseur des valeurs chrétiennes, qui guident ses décisions et ses actions. Il incarne l’exemplarité, non seulement dans la gestion de ses affaires, mais aussi dans la promotion de la solidarité, de la charité chrétienne et de la justice au sein de sa communauté.
Ce modèle de royaliste anarcho-capitaliste propose ainsi une fusion entre l’efficacité du marché libre et la richesse morale de la tradition chrétienne. Le roi, en tant qu’entrepreneur, est tenu de prouver son excellence dans les domaines économique et social pour conserver la loyauté et le respect de ses vassaux. Les vassaux, gouvernants de plus petits territoires, suivent un modèle similaire, créant ainsi une structure sociale où la compétence (méritocratie), l’éthique et la responsabilité sont primordiales.
Et plus les services de ce roi seront attractifs, plus des territoires pourraient suivre son leadership et ses règles pour bénéficier desdits services.
Mécanismes de gouvernance dans un contexte néo-féodal
Dans un système anarcap basé sur le néo-féodalisme de droit privé, la structure de gouvernance se manifeste au travers d’un réseau de territoires indépendants. Chaque territoire est gouverné par son propre ensemble de règles volontaires et fonctionne comme une entité autonome. Cette autonomie renforce la notion de vassalité féodale, où des territoires plus petits choisissent volontairement de s’inféoder à un gouverneur d’un territoire plus important ou un roi, afin de bénéficier de protection et de services. C’est l’essence même du fidus, la promesse ou contrat féodal. Non plus entre petits et grands seigneurs de guerre, mais entre individus entrepreneurs territoriaux. On entre ainsi dans un système carrément organique qu’on pourrait qualifier de modulaire, un territoire pouvant être le vassal contractuel de différents territoires en fonction des propositions des uns et des autres.
Qui dit vassal contractuel, dit contrat. Cela signifie donc que si le Roi manque à ses obligations, le vassal peut donc légitimement rompre partiellement ou totalement ledit contrat, jusqu’à faire totalement sécession. Peu importe qu’il s’agisse de continuer seul ou de s’inféoder à quelqu’un d’autre ensuite. C’est aussi dans la capacité à dire « non » que la liberté s’exprime, et donc que le Roi, face à la remise en question des services qu’il apporte et de la vision qu’il défend, se doit d’apporter le meilleur.
Le mécanisme principal de ce système est la concurrence entre différentes entités de gouvernance. Ces entités, qu’elles soient dirigées par un roi ou un gouverneur, doivent constamment démontrer leur efficacité et leur valeur pour attirer et retenir les vassaux autant que les citoyens. Cela crée un marché de services de gouvernance où la qualité et l’efficacité sont récompensées.
Le libre arbitre joue un rôle fondamental dans ce système. Les individus et les territoires ont la liberté de choisir leur allégeance en fonction de leurs préférences, de leurs croyances et de leurs intérêts. Pour autant, un territoire isolé trouverait difficilement sa place dans un maillage territorial basé sur le néo-féodalisme de droit privé. Il serait particulièrement seul et risquerait de péricliter. Ainsi devrait-il s’ouvrir et négocier avec des partenaires, des gouverneurs ou bien les services du roi, et ce afin de trouver sa place sur le marché. C’est donc non seulement le marché qui décide, mais aussi lui qui – si le roi fait bien son travail – préserve l’unité recherchée par le roi et à laquelle il est appelé en tant que roi de droit divin.
Cette dynamique respecte la volonté divine (le principe de libre arbitre) en permettant à chacun de suivre sa conscience. Dans ce cadre, le soutien au roi légitime, guidé par les principes chrétiens, devient d’autant plus un choix conscient plutôt qu’une obligation imposée.
Ce modèle de gouvernance suggère aussi que même si un roi l’est de droit divin, son pouvoir temporel et son autorité doivent quand même démontrer son mérite. Cela crée un environnement où la responsabilité, la justice et la morale sont des piliers de la société.
Diversité des sources de revenus royaux et éthique catholique
Il convient à présent de détailler le rôle et les fonctions de ce roi-entrepreneur et des mécanismes de gouvernance à l’Å“uvre pour que ce système s’inscrive parfaitement dans le droit naturel. Dans le modèle anarcho-capitaliste, le roi-entrepreneur diversifie ses sources de revenus en embrassant une gamme d’activités économiques, de l’industrie de l’armement à la technologie de pointe. Conformément aux valeurs chrétiennes, ces entreprises ne se limitent pas à des considérations de rentabilité, mais adoptent une approche pragmatique et réaliste des besoins et des défis du monde dans lequel elles s’inscrivent.
Dans l’industrie de l’armement, par exemple, l’accent est mis sur la fabrication d’armes comme un moyen de défense et de protection, aligné avec le droit naturel de se défendre. Cette perspective s’inscrit dans la tradition chrétienne qui reconnaît le droit à la légitime défense tout en prônant la paix et la justice.
De même, dans le domaine de la technologie, les entreprises du roi se concentrent sur l’innovation et le développement qui servent les intérêts des territoires vassaux, en tenant compte des implications éthiques et sociales de leurs produits et services. Ces activités économiques, guidées par une vision chrétienne, montrent comment il est possible d’allier prospérité économique et principes éthiques.
Ainsi, le modèle économique du royaume devient un exemple de réussite dans lequel les intérêts financiers et les valeurs chrétiennes coexistent harmonieusement, démontrant que le succès économique peut aller de pair avec un engagement éthique et moral authentique.
Impact sociétal : charité, solidarité et cohésion sociale
Dans le cadre d’un système anarcap dirigé par un roi-entrepreneur, l’impact sociétal se caractérise par un équilibre unique entre charité volontaire (les gens décident de souscrire à des fonds à vocation sociale, par exemple), responsabilité individuelle (chacun doit se sortir les doigts du cul) et cohésion sociale (on est tous dans le même bateau) fondée sur des valeurs chrétiennes (ce qui ne veut pas dire devenir chrétien pour autant, d’ailleurs).
La charité est un acte volontaire et non une obligation imposée par un État. Elle est un élément essentiel de la solidarité et de l’entraide au sein de la communauté, reflétant les enseignements chrétiens sur la générosité et l’amour d’autrui. Mais contrairement à l’injuste notion de justice sociale associée à la redistribution forcée des richesses, la charité est un choix personnel. Elle peut être motivée par la compassion et la foi, mais pas forcément. Elle permet aussi aux non-croyants de trouver leur place et de bénéficier de cette charité, qui peut être également financée grâce aux bénéfices engendrés par les services du Roi.
La responsabilité individuelle est également un pilier de ce modèle. Chaque individu est responsable de ses propres actions et de leur impact sur les autres. Cette approche favorise un sens aigu de l’autonomie et de la responsabilisation. Dans une approche catholique de la responsabilité individuelle, le fait qu’une société soit dirigée volontairement par un roi-entrepreneur permettrait l’aboutissement d’une vision chrétienne de la vie en société.
Enfin, la cohésion sociale s’articule autour des valeurs chrétiennes communes. Ces valeurs, telles que l’amour, le respect et la dignité humaine, forment le ciment de la société et renforcent la solidarité entre ses membres. Dans un tel système, la cohésion sociale n’est pas imposée de l’extérieur, mais découle naturellement des relations interpersonnelles entre les individus. Là encore, un tel système permet à des gens de cultures et croyances différentes de trouver leur place, tant qu’ils s’inscrivent dans ce schéma de valeurs.
Conclusion : un modèle pour l’avenir ?
La fusion du royalisme et de l’anarcho-capitalisme, incarnée dans la figure du roi-entrepreneur, offre un modèle de gouvernance innovant. Ce système combine une économie de marché dynamique avec une structure de gouvernance centrée sur les valeurs chrétiennes et la responsabilité individuelle. La question de sa viabilité repose sur l’aptitude du Roi à répondre aux défis qui lui seront contemporains, tout en respectant la liberté individuelle. Notez d’ailleurs que le Roi n’est pas le garant de la liberté individuelle, il doit s’inscrire dedans, pas s’en faire l’arbitre, ce qui rentrerait alors dans un cadre étatiste.
Ce modèle, avec ses mécanismes de gouvernance décentralisés et sa flexibilité économique, a le potentiel de remodeler la société en favorisant l’innovation, la responsabilité et la solidarité fondée sur des valeurs partagées. Toutefois, son succès dépend aussi de l’équilibre entre la liberté et la préservation des valeurs morales et éthiques.
En conclusion, ce modèle anarcho-capitaliste royaliste offre une nouvelle perspective pour l’avenir, tout en réinterrogeant fondamentalement les concepts de gouvernance et de la société. Sa pertinence pour le monde moderne dépendra de sa capacité à allier efficacité économique, justice volontaire (aux chiottes le socialisme), l’unité autour de principes éthiques communs et le respect du Droit Naturel.
