Ça y est, mon livre Magma Bleu est enfin sorti. Et pour publier celui-ci, j’ai choisi de passer par le service d’impression à la demande d’Amazon. Très critiqué dans le monde du livre, c’est pourtant la meilleure solution qui s’offrait à moi. Explications aux notes acidulées.
C’est une remarque à laquelle j’ai souvent eu à faire lors de la publication d’un précédent ouvrage (sur une thématique professionnelle, celui-ci) : « Dommage que ce soit sur Amazon, je ne veux pas acheter sur ce site ». On passera outre le fait qu’en 2025, il conviendra de vivre avec son temps pour aborder les aspects rationnels qui m’ont amené pour la seconde fois à choisir Amazon. Car tandis que « Magma Bleu, le Labyrinthe de Satan, et autres histoires » est sorti voilà peu, je m’attends alors à avoir régulièrement la même critique.
Pour donner quelques éléments de contexte, il y a cinq ans je publiais un livre sur la communication (ne cherchez pas, il n’est pas sous le nom de René Drouin). C’est tout naturellement que je me suis tourné vers Amazon KDP pour le diffuser. Aujourd’hui, il en est de même pour mon livre de fiction et il y a de nombreuses raisons qui ont guidé ce choix.
Le tabou Amazon
Commençons par le sujet qui fâche. Dans le monde du livre, Amazon est un épouvantail bien commode. Beaucoup le montrent du doigt, jure qu’ils n’iront jamais, mais quand personne ne regarde, ça y passe commande parce que c’est finalement bien pratique. Mais de surcroît, pour un auteur, beaucoup de lecteurs y sont déjà . Autrement dit, on confond souvent position de principe et réalité du terrain.
Ce tabou vient d’une sorte de réflexe moral et d’un certain imaginaire collectif : Amazon symboliserait une industrialisation qui avale tout. Admettons. Mais c’est oublier que l’industrie du livre a balayé les moines copistes en son temps. De plus, rappelons-nous que publier, c’est accepter de sortir de son coin et d’entrer dans une chaîne. La vraie question n’est donc pas « pour ou contre ? », mais « quel circuit me permet de servir au mieux le lecteur sans sacrifier mon indépendance d’auteur ?» Dans mon cas, la réponse est claire : ma priorité est l’accès. L’accès à l’objet, à un prix tenable, dans des délais décents, et sans imposer au lecteur un parcours du combattant pour simplement me lire.
On me dira : « mais tu cautionnes un système ». Oui, car je choisis la logistique et la liberté (on va y revenir), pas une idéologie économique. À ceux qui voudraient me lire ailleurs, tant pis. À ceux qui veulent me lire tout court : je choisis le chemin le plus praticable, aujourd’hui.
Ce tabou s’entretient aussi par un malentendu sur ce qu’est l’autoédition moderne. On l’imagine bricolée, au rabais. Ce n’est plus vrai. Ou plutôt, cela dépend de l’exigence de l’auteur. En ce qui me concerne, je pose les mêmes standards que n’importe quelle équipe éditoriale : direction artistique cohérente, maquette soignée, relectures et corrections professionnelles, contrôle qualité sur le BAT. Le choix de la plateforme n’excuse rien. Bien au contraire, elle rend visible votre sérieux. Ou votre paresse, c’est selon. C’est donc là d’abord un révélateur, et non un cache-misère.
Enfin, il y a le lecteur, qu’on invoque beaucoup, mais qu’on l’écoute bien peu. Le lecteur n’a pas nécessairement envie de parler d’économie. Il veut un livre.
Conserver une liberté de ton
Je ne suis pas quelqu’un qui fait dans le compromis. Non par orgueil, mais simplement parce que le fond et la forme de mes écrits découlent d’une même exigence : dire ce que j’ai à dire, sans me demander si cela colle avec la tendance du moment. Et je tiens particulièrement à cette liberté de ton qui me permet de creuser à ma façon les thématiques qui me sont chères, sans avoir à lisser les angles pour paraître publiable.
Dans mes univers, la liberté, la foi, la famille, la guerre, la religion, le combat intérieur et j’en passe sont des thématiques récurrentes, souvent abordées avec un regard qui va à l’encontre de la bien-pensance. Il m’aurait alors semblé profondément incohérent d’écrire un livre portant ces valeurs, tout en livrant ledit livre à une structure qui pléblicite la hiérarchie, la standardisation et un certain conformisme. L’indépendance éditoriale n’est pas un caprice, elle fait partie de ma démarche créative. Être libre, c’est pouvoir dire non. Non aux coupes de sécurité. Non aux passages qu’on reformule « pour que ça vende ». Non à la dilution du sens qu’impose un marché qui semble parfois sclérosé.
Ce que je dénonce ici pèse d’ailleurs cruellement sur le monde de l’édition, et ce n’est pas moi qui le dit. Raphaël Delpard, cinéaste et romancier français, l’explique très bien :
Ce qui manque cruellement, ce sont des éditeurs curieux. Curieux du réel, y compris lorsqu’il dérange. Curieux des voix dissonantes, y compris lorsqu’elles ne confortent pas les certitudes du milieu. Curieux des formes, des styles, des regards non alignés. Sans cette curiosité, l’édition devient un simple miroir de son propre discours, un galimatias verbeux qui tourne en rond. – L’édition française va mal ? « Le lecteur n’a pas disparu. Il s’est déplacé »
La gestion des droits d’auteur
Dans le monde de l’édition, on parle beaucoup de signature, comme si ce mot avait quelque chose de romantique. En réalité, il s’agit souvent d’une cession de droits. Et c’est là que la magie retombe. Car derrière la promesse d’une diffusion nationale ou d’une présence en librairie, se cache parfois un contrat faustien : l’auteur livre son texte, et l’éditeur en devient le maître. Vendre, adapter, exploiter, rééditer : tout peut se faire sans que l’auteur ait son mot à dire. Comment je le sais ? Parce que je connais personnellement plusieurs auteurs sous contrats avec des maisons d’édition. Beaucoup d’auteurs ne croient pas suffisamment à leur projet pour envisager qu’il puisse un jour bénéficier d’une adaptation dans un autre format. Alors, il accepte sans sourciller ce type de clause en se disant que de toute façon, ils ne seront jamais concernés.
Cela étant, je ne suis pas naïf : une maison d’édition se doit d’être rentable. Mais pour ma part, je me dois de protéger mon travail. Et protéger, cela veut dire garder la main. Je ne veux pas qu’un jour, un scénario, une adaptation, une couverture ou un résumé soient décidés à ma place. Mon livre n’est pas une ligne dans un catalogue : c’est le fruit de plusieurs années de travail. En autoédition, cette maîtrise est totale. Si demain on me propose d’adapter mon travail dans un autre format, je n’ai besoin de l’avis de personne pour accepter ou refuser.
Je préfère mille fois porter seul la charge de mes décisions que de céder ma liberté contre une avance symbolique et quelques promesses d’affichage en rayon (qui ne sont pas garanties, de surcroît, comme on le verra plus bas).
La magie de l’impression à la demande
Derrière le mot Amazon, on imagine des palettes de livres imprimés à la chaîne et des entrepôts saturés de cartons. En réalité, dans le cas présent, chaque exemplaire est produit à la commande, dans des délais remarquablement courts, et livré directement au lecteur.
Sur le plan pratique, c’est une révolution : plus d’argent à avancer (ce que j’avais dû faire avec mon livre pro), plus de stock à gérer, plus de cartons à entreposer dans un garage, plus de risque d’invendus. Chaque exemplaire correspond à un lecteur réel, et non à une projection de ventes espérée. En termes de modèle économique, c’est d’une logique imparable : le coût est maîtrisé, la trésorerie aussi, et le risque d’impression inutile est nul.
Un autre aspect souvent oublié — et pourtant essentiel — est la dimension écologique. Pas de surproduction, pas de gaspillage, pas de pilon. Chaque livre existe parce qu’il est désiré. Et pour un auteur indépendant, c’est une forme de respect.
Par ailleurs, les maisons d’édition ne sont pas en reste, puisque certaines utilisent ce même procédé en cas de rupture de stock pour éviter un gros retirage (et ce parfois sans le dire à l’auteur, ni le rémunérer en conséquence – je le tiens d’un auteur qui a été concerné par cette pratique).
Enfin, il y a la tranquilité d’esprit. Tout est automatisé, fluide, efficace. C’est peut-être moins romantique qu’un tirage artisanal, mais c’est rationnel comme je l’aime.
Dans tous les cas, il faut faire sa com’
C’est sans doute le plus grand malentendu du milieu : beaucoup croient qu’une maison d’édition se charge de tout. En réalité, qu’on soit auteur édité ou autoédité, il faut se retrousser les manches. Le temps où l’éditeur envoyait un attaché de presse faire le tour des librairies en brandissant votre roman est révolu. Aujourd’hui, même les auteurs publiés chez de grands noms gèrent eux-mêmes une bonne partie de leur communication. Alors tant qu’à le faire, autant que ce soit uniquement pour soi, avec la même indépendance que pour le reste. L’autoédition a cet avantage : elle ne vous vend pas de rêve. Vous savez d’emblée que votre succès ne dépendra pas d’un emplacement dans le catalogue d’automne.
Et puisqu’on parle de visibilité, disons-le franchement : tous les libraires ne jouent pas le jeu. Certains sont passionnés, curieux et ouverts à la nouveauté. D’autres, hélas, se comportent comme des douaniers de la culture : ils reçoivent les cartons de livres, les laissent dans un coin sans les ouvrir, puis les renvoient sans même en avoir feuilleté une page. Témoignage confié par un confrère qui est aussi auteur multipublié en maison d’édition.
Résultat : un auteur peut être édité sans jamais être lu, ni même exposé. Qu’on soit adoubé par une maison d’édition ou seul, dans tous les cas il vous faudra faire preuve de persévérance.
L’illusion du prestige
Un autre aspect qui me semble important à aborder (et je sens que cela va faire grincer des dents), c’est qu’il y a encore cette croyance qu’être publié par une maison d’édition serait une forme d’adoubement littéraire, de reconnaissance. En réalité, ce prestige appartient surtout au siècle dernier. Aujourd’hui, les maisons d’édition — surtout les grandes — fonctionnent comme n’importe quelle entreprise : avec des ratios, des bilans, des prévisions de ventes et une gestion du risque.
Autrement dit, elles ne cherchent plus le grand roman qui fera mouche, mais une somme de petits tirages rentables que l’auteur saura vendre facilement. Mieux vaut pour elles dix auteurs qui écoulent chacun trois cents exemplaires, que de faire un pari à dix mille exemplaires qui pourrait faire un bide. Absence d’audace ou obligation de prudence face à un marché saturé ? Peu importe, c’est le réel.
Bilan des courses : on inonde les rayons de livres interchangeables, on retourne, on pilonne. Les librairies deviennent des carrousels à nouveautés dont la durée de vie se mesure en semaines. Et dans ce flux permanent, le fameux prestige ne signifie plus rien. Être édité ne veut donc plus dire être lu. Cela signifie surtout qu’un service commercial a jugé votre texte compatible avec un tableau Excel. Je ne dis pas que tout est à jeter : certains éditeurs se battent encore pour défendre une vision artistique et heureusement ! Mais ils sont rares et – à raison – souvent submergés.
Je préfère donc avancer sans lettre de noblesse, mais avec conviction. Quand on cherche à faire les choses avec sérieux, on n’a pas à se sentir moins légitime qu’un autre. La reconnaissance sociale ne vaut pas plus qu’un peu de dorure sur un carton.
Une marge plus importante
À présent, parlons chiffres. Parce qu’au fond, derrière toute la poésie du mot auteur, il y a aussi une réalité économique : écrire, c’est un travail, et un travail attend généralement une rétribution. Or, dans le système éditorial classique, cette rétribution frise souvent l’indécence. Entre 5 et 8 % du prix public pour un broché, parfois 10 % pour les plus chanceux. Cela signifique qu’un auteur touchera au mieux 2 € par vente pour un livre à 20 €. En autoédition, c’est une tout autre histoire. Sur Magma Bleu, ma marge nette s’élève à environ 7 € par exemplaire, que ce soit pour la version papier ou Kindle. Sept euros qui reviennent directement à l’auteur.
Alors bien sûr, il faut tout gérer soi-même : la maquette, la couverture, la communication, les corrections et j’en passe. Mais cette charge est aussi une liberté. Chaque décision compte, et chaque euro perçu est la conséquence directe de cette implication. On mesure l’importance de son travail, on en comprend les mécanismes, et surtout, on cesse de dépendre d’un système qui continue de mieux rémunérer ceux qui vendent les livres que ceux qui les écrivent.
Cette marge n’est pas qu’une question d’argent. C’est aussi une question de dignité professionnelle. Quand on investit des mois, voir des années, dans un projet, il est normal d’en récolter autre chose qu’un pourboire symbolique. Et si l’autoédition permet cela sans trahir le lecteur, alors oui : c’est un choix que je revendique pleinement.
Le refus de passer par une Maison d’Édition
À ce stade, on pourrait croire que je critique le système par esprit de contradiction, mais il n’en est rien. Simplement, je le connais assez bien pour ne rien en attendre. Les maisons d’édition, pour la grande majorité, fonctionnent selon une logique qui n’a plus grand-chose à voir avec la littérature : rendement, rotation, rentabilité. C’est leur choix. Mais ce n’est pas le mien.
Signer chez un éditeur, c’est confier son travail, ses droits et parfois même sa voix à une structure dont l’intérêt n’est pas forcément le vôtre. On vous promet visibilité et accompagnement, et on vous livre une fiche Excel, deux semaines de vitrine, et un silence courtois jusqu’au prochain manuscrit. Ce n’est pas de la critique gratuite, mais être lucide.
Alors oui, je préfère m’en tenir éloigné. Éviter les contrats flous, les pourcentages ridicules et les pseudo-opportunités qui ne profitent qu’à l’aval de la chaîne. Je préfère mille fois me tromper seul que réussir sous tutelle. Car si succès il y a, je ne veux pas qu’il soit celui d’une vision édulcorée qui aura été bien marketé par un service qui m’oubliera trois mois plus tard. Je veux de l’humain, et tant qu’à en manquer, autant être seul maître à bord.
Ce refus est donc d’abord une recherche de cohérence. Après tout ce que j’ai évoqué, il serait paradoxal de frapper à la porte d’un système qui fonctionne essentiellement sur la dépendance et la concession. Attention, je ne me bats pas contre les maisons d’édition. Je défends simplement mon espace de liberté qu’est la création, tout en affirmant que cela n’empêche pas de faire les choses avec professionnalisme.
Je suis designer graphique de métier
C’est sans doute ce qui change beaucoup de choses dans mon cas : je maîtrise la chaîne de fabrication d’un livre. Mise en page, couverture, typographie, harmonisation visuelle, détails techniques, etc. Tout cela fait partie de mon métier depuis près de vingt ans. Ce n’est donc pas une corvée, mais ce que je fais déjà dans mon travail.
Concevoir mes livres de A à Z s’est toujours imposé comme quelque chose de logique. J’ai pu soigner chaque détail, des marges à la hiérarchie des titres, du papier au design graphique de la couverture. Le plaisir d’un designer, c’est de voir l’objet final refléter fidèlement l’intention qu’il porte. Et là encore, c’est une liberté que peu de maisons d’édition laissent à leurs auteurs : combien de fois voit-on des couvertures (absolument dégueulasse, soit dit en passant) qui ne correspondent pas du tout à l’ouvrage ?
Mais attention : autonomie ne veut pas dire suffisance. Je ne prétends pas tout maîtriser. C’est pourquoi j’ai fait appel à l’assistance d’un correcteur professionnel dont l’expertise m’a permis de corriger des maladresses et d’affiner le texte, par exemple.
En somme, être designer m’a donné les moyens techniques de produire un livre exigeant, cohérent et abouti.
Inconvénients
Bien sûr, tout n’est pas rose. L’autoédition demande du temps, de la rigueur et une bonne dose d’obstination. D’obsession, même. Il faut tout apprendre, tout faire, tout vérifier. Personne ne tient le gouvernail à votre place, ce qui est à la fois grisant et épuisant.
Il faut aussi accepter d’avancer sans l’aura d’une maison d’édition. Certains médias, certains salons ou prix littéraires ferment encore la porte aux indépendants, par principe ou par snobisme. Tant pis. Ce n’est pas là que se joue la valeur d’un texte. Et puis, soyons honnêtes : ces portes fermées s’ouvrent curieusement d’elles-mêmes si le public répond présent.
Autre contrainte : la visibilité. Vous n’avez ni diffuseur ni représentant pour plaider votre cause auprès des libraires. Il faut donc bâtir seul son lectorat, patiemment, un lecteur après l’autre. Mais c’est un inconvénient tout relatif, car ces lecteurs-là , vous ne les touchez pas : vous les rencontrez. Vous créez un lien direct et sincère avec eux.
En somme, les limites de l’autoédition existent, mais elles sont à la mesure de la liberté obtenue. Tout dépend de ce qu’on veut : être porté ou se porter soi-même. Personnellement, je préfère la marche en terrain libre au confort d’un train dont je ne choisis ni la vitesse ni la direction.
Une question de démarche
Au fond, tout cela dépasse la simple question du où publier. C’est avant tout une affaire de cohérence et de démarche personnelle. Choisir l’autoédition, ce n’est pas refuser le système par principe, c’est affirmer une autre manière de créer. C’est décider que la valeur d’un livre ne se mesure pas au prestige de son éditeur, mais à la sincérité de son propos et à l’implication de celui qui le porte. Publier soi-même, c’est reprendre la responsabilité entière de son œuvre.
Cette démarche s’inscrit aussi dans une logique plus large : celle de l’artisanat. L’auteur indépendant est à la littérature ce que l’artisan est à son atelier : il façonne, recommence, ajuste, polit, jusqu’à ce que le résultat lui convienne. Et c’est Amazon, pourtant si critiqué, qui nous permet cela au moyen de son service Amazon KDP.
En somme, ce choix est simplement un retour à l’essence même de la création : écrire pour transmettre, publier pour partager, sans laisser un intermédiaire décider de ce qui mérite ou non d’exister.
Constatez par vous-même
Au final, toutes ces réflexions ne remplacent pas l’expérience. On peut disserter des heures sur le sujet, rien ne remplace la lecture. C’est elle qui permet de trancher. Alors plutôt que d’aller plus loin dans cet article déjà suffisamment long, je vous invite à constater par vous-même le résultat de cette démarche.
Si vous voulez voir ce que donne un livre façonné du début à la fin par son auteur — écrit, corrigé, mis en page, conçu et publié en toute indépendance — « Magma Bleu, le Labyrinthe de Satan, et autres histoires » est disponible sur Amazon. Vous le trouverez au format broché et au format numérique. Vous verrez alors ce que signifie croire assez en son œuvre pour la porter soi-même de bout en bout et avec aplomb. Et si le résultat vous parle, alors le pari est gagné.
