📘 L’Étoile de Noël du 41ème Millénaire

Par , Le 19 décembre 2023 (Temps de lecture estimé : 11 min)

Dans l’immensité glaciale de l’univers, un vaisseau portant le nom de Nativitatis Stella fend le vide intersidéral. À son bord, un Commodore méconnu, mais redoutable au service de l’Empereur, Saint Nicolas. Alors qu’avec son armée de space marine dévoués il s’apprête à livrer des cadeaux aux enfants des mondes assiégés, une alerte retentit.

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Des légions infernales semblent vouloir défier l’esprit de Noël. Rejoignons Saint Nicolas dans cette épopée où le mal va se heurter au courage, à la foi, ainsi qu’au miracle de Noël. Prenez un bon verre de whisky, installez-vous confortablement, et bienvenue… dans L’Étoile de Noël du 41e Millénaire !

Dans les vastes étendues froides de l’espace, le vaisseau de guerre du Commodore Saint Nicolas, le Nativitatis Stella, ou « Étoile de Noël », fendait silencieusement le vide intersidéral. À son bord, une armée de vaillants space marines s’affairait dans une atmosphère de concentration intense tout en écoutant la radio.

« Bienvenue sur Imperium FM ! La radio des troupes impériales… » fit la voix sur un ton exagérément mystérieux. « Ouh-ah ! » poursuivait l’animateur de façon exubérante. « Ici le caporal Scavus en direct de Kadia. Encore une belle journée sous le soleil de l’Empereur. Encore une putain de belle journée à montrer aux aliens qui a gagné la loterie de l’évolution. Je dédicace le prochain morceau à toutes nos troupes qui répandent la paix dans la galaxie ».

Les couloirs du vaisseau résonnaient des pas lourds de ces guerriers en armures, chacun portant les couleurs traditionnelles de leur Commodore : un vert profond, avec des touches de blanc et d’or, rappelant l’habit du légendaire Saint Nicolas. Au cœur de ce bastion de métal et de foi, dans la grande salle de commandement, se tenait leur leader. Saint Nicolas, un colosse en armure, examinait les plans de bataille et les listes de livraison avec une attention méticuleuse. Ses yeux, habitués aux horreurs de la guerre, brillaient pourtant toujours d’une lueur particulière. C’était la période de Noël, un moment de joie et d’espoir, même dans les coins les plus reculés de la galaxie.

Autour de lui, les écrans affichaient les cartes des systèmes solaires où les enfants attendaient impatiemment leurs cadeaux. Les space marines, habitués aux missions de destruction, se préparaient cette fois à une tâche plus douce, mais non moins cruciale. Ils étaient les messagers de l’esprit de Noël, portant les présents qui illumineraient les visages des enfants dans des mondes ravagés par les conflits incessants.

L’air était empli du bourdonnement des machines et du chuchotement des prières. Des rangées de cadeaux, enveloppés de papiers brillants, et qui étaient soigneusement alignés par millions dans la soute, attendant d’être distribués. Chaque paquet était une lueur d’espoir dans l’obscurité de la guerre perpétuelle qui ravageait l’univers.

Saint Nicolas se tenait là, un géant parmi les hommes, en figure paternelle et protectrice pour ses troupes. Ses ordres étaient clairs et sa voix portait la force de sa conviction.

– Frères, aujourd’hui encore, nous apportons la lumière de Noël aux confins de la galaxie. Notre mission est sacrée, notre devoir, inébranlable. Préparez-vous, car une fois de plus, notre voyage ne sera pas sans danger.

Les space marines, dont les visages étaient marqués par les batailles, acquiescèrent d’un signe de tête, leurs cœurs remplis de détermination. Qu’il s’agisse de combattre les forces des ténèbres ou apporter joie et bonheur là où régnait le désespoir, ils étaient prêts à suivre leur Commodore n’importe où.

Alors que le Nativitatis Stella poursuivait sa route à travers le cosmos, un signal d’alerte retentit soudainement, interrompant la routine des soldats. Un frisson parcourut l’équipage. Dans la salle de commandement, les écrans tactiques clignotaient dans tous les sens, attirant l’attention de Saint Nicolas. Un officier s’approcha rapidement, une tablette de données à la main.

– Monseigneur, nous avons reçu des rapports inquiétants. Les Légions du Néant, sous la direction de Fulgran, ont lancé une attaque massive dans le système solaire de Krintle IV, là où nous devions livrer une partie des cadeaux.

La nouvelle frappa Saint Nicolas comme un coup de marteau énergétique.

– Et merde ! maugréa le Commodore.

Les Légions du Néant, connues pour leur cruauté et leur dévotion au mal, étaient des ennemis redoutables. Et que Fulgran lui-même ait prévu de diriger l’offensive n’augurait rien de bon…

Le regard de Saint Nicolas se durcit, reflétant la gravité de la situation. Il se leva, et de sa stature imposante emplissant la pièce, il proclama :

– Frères, notre mission vient de prendre une tournure inattendue ! Les forces du Chaos cherchent à briser l’esprit de Noël, à répandre la peur et la désolation. Nous ne pouvons pas permettre que cela arrive ! clama-t-il.

Ses paroles résonnèrent dans la salle et au travers des haut-parleurs du vaisseau de classe Overlord, galvanisant ses space marines.

– Nous allons à Krintle IV, non seulement pour livrer ces cadeaux, mais aussi pour affronter Fulgran et ses hordes d’enfoirés à cornes. Nous combattrons le mal, nous protégerons l’innocence, et nous nous assurerons que l’esprit de Noël perdure !

L’ordre était donné. Le Nativitatis Stella changea de cap, se dirigeant vers le système solaire en proie au conflit. L’atmosphère à bord se chargea d’une tension combative, mêlée à un sentiment de détermination sans pareil. Le destin des mondes innocents et l’esprit de Noël étaient en jeu. Saint Nicolas et ses space marines étaient prêts à plonger dans la bataille, déterminés à repousser les ténèbres et à apporter la lumière là où elle était désormais plus que nécessaire.

Saint Nicolas convoqua alors son conseil de guerre pour finaliser la stratégie. Frère Marius, un vétéran décoré dont l’armure était un témoignage des guerres passées, se leva.

– Monseigneur, Fulgran et ses dégénérés vont goûter à notre acier. Ah lls pensent pouvoir gâcher Noël ?! Ils vont surtout recevoir une bonne raclée… exprima-t-il avec rage.

Le sourire de Saint Nicolas était visible au travers de sa barbe blanche pourtant bien fournie.

– Bien dit, Frère Marius ! Nous allons leur montrer ce que signifie vraiment le 24 décembre – avec quelques grenades en guise de boules de Noël ! Pour l’Empereur !

– Pour l’Empereur ! clamèrent les soldats du vaisseau en cœur à l’idée d’aller botter le cul à leurs anciens frères déchus. Un plan fut alors rapidement mis en place. Une partie des troupes se chargerait de la distribution des cadeaux, tandis que l’autre affronterait les forces du mal. Saint Nicolas, en chef de guerre, dirigerait l’assaut contre Fulgran.

Alors qu’ils arrivaient sur Krintle IV, le chaos de la guerre les accueillit dans le bruit des balles, des canons énergétiques et des cris de guerre de leurs ennemis. Les troupes se séparèrent comme prévu, certaines escortant les convois de cadeaux, d’autres plongeant dans la bataille sous la conduite de Saint Nicolas. Dans le feu de l’action, Saint Nicolas était une force de la nature, son armure verte et blanche se teintant du sang de l’ennemi.

– Vous voulez du chaos ?! Je vais vous en donner moi ! rugissait-il en chargeant dans les rangs ennemis.

Les space marines combattaient avec une férocité sans pareil ! Pendant ce temps, les cadeaux atteignaient leur destination, apportant un peu de lumière dans la noirceur de la bataille. Un Space Marine, en plein combat, chambra ses camarades via l’intercom :

– Hé, pendant que vous distribuez des cadeaux nous on distribue des marrons ! Hé hé !

L’humour, même dans la tourmente, était leur façon de garder le moral. La mission se déroulait sans accrocs, chaque space marine jouant son rôle avec un courage indomptable. L’esprit de Noël, bien vivant dans le cœur des guerriers, éclairait les ténèbres de leur bravoure. Épuisés, mais résolus, ils se battaient avec une ferveur sans faille contre les hordes infernales. Leur Commodore, un phare d’espoir dans le ciel rougeoyant de la bataille, continuait de mener l’offensive en faisant retentir son cri de guerre :

– Pour l’Empereur et pour Noël !

C’est alors que les deux colosses, Saint Nicolas et Fulgran, se firent face au milieu du chaos de la bataille.

– Ah, Saint Nick… ! Prêt à offrir ta dernière tournée de cadeaux ? lança Fulgran avec un sourire cruel, sur un ton qui avait quelque chose de métallique.

– Les seuls cadeaux que tu recevras aujourd’hui, Fulgran, ce seront mes poings dans ta face défigurée par le chaos, espèce de vieille merde de Crotalid en armure !

Ils s’élancèrent alors dans un duel qui n’eut de cesse de s’intensifier, leurs épées énergétiques se heurtant avec une force brutale. Les coups étaient si forts que les ondes de choc faisaient vaciller les soldats des deux camps qui les entouraient ! Saint Nicolas, porté par sa force et sa foi, tenait tête à l’agilité vicieuse de Fulgran. Cependant, au moyen d’une astuce diabolique, Fulgran parvint à feinter, ouvrant la garde de Saint Nicolas. Fulgran frappa alors un grand coup, frappant l’abdomen de Saint Nicolas dans un crépitement d’arcs électriques. Le choc fut si violent que même le Commodore vacilla, son armure émettant un grondement sinistre sous l’impact.

– Ah ah ah ah ! Joyeux Noël, Commodore ! ricana Fulgran, alors que Saint Nicolas tombait à genoux, le souffle coupé.

Les space marines de Saint Nicolas, voyant leur leader blessé, redoublèrent d’efforts, mais la tournure du combat semblait se retourner contre eux.

L’incertitude quant à la gravité de la blessure de Saint Nicolas pesait alors lourdement sur le moral des troupes. Le champ de bataille, désormais plongé dans une crise, était un mélange de rage, de désespoir et de combats acharnés. Les forces diaboliques, galvanisées par le coup porté à Saint Nicolas, pressaient leur avantage, plongeant les space marines dans une lutte désespérée pour la réussite de leur mission.

Les space marines, sous le commandement temporaire de Frère Marius, étaient repoussés par les forces implacables de Fulgran. Saint Nicolas, gravement blessé, se trouvait en retrait, tentant de reprendre des forces. Autour de lui, le bruit des combats et les cris de ses frères d’armes étaient assourdissants. Il savait que sans son leadership, la situation pouvait rapidement devenir catastrophique.

Soudain, Saint Nicolas sortit un petit paquet soigneusement emballé de sa besace. Fulgran, le voyant, éclata de rire.

– Quelle est cette farce, Commodore ? Un dernier cadeau… avant ta chute ?

Saint Nicolas, avec un sourire pénible, mais déterminé, déchira le paquet. C’est alors qu’une lumière éclatante jaillit et enveloppa son corps. La lumière était d’une pureté et d’une intensité incroyable et semblait puiser son énergie depuis une source mystérieuse. Les space marines, voyant la scène, sentirent un regain d’espoir. La lumière s’intensifia, imprégnant Saint Nicolas de tout son être d’une énergie revitalisante. Ses blessures commencèrent alors à se refermer et ses forces, revenir à lui.

Fulgran, stupéfait par ce retournement inattendu, recula d’un pas. Saint Nicolas se leva, ses yeux brillant d’une lueur bleutée.

– Surprise, enfoiré ! lança-t-il à Fulgran, un sourire féroce aux lèvres tout en lui fonçant dessus, puis lui décrochant un uppercut qui l’envoya à l’autre bout du champ de bataille dans un bruit sourd terrifiant qui n’échappa à aucun combattant des deux camps.

Revigoré et plus déterminé que jamais, Saint Nicolas rejoignit le front, ralliant ses subordonnés. La tournure du combat commença à changer. Les space marines, inspirés par le retour miraculeux de leur Commodore, redoublèrent d’ardeur, repoussant les forces infernales.

L’esprit indomptable de Saint Nicolas et la résilience de ses troupes avaient renversé le cours de la bataille, offrant un peu d’espoir au cœur du chaos. La bataille de Krintle IV avait pris fin.

Les légions du mal, vaincues par Saint Nicolas, étaient en déroute. Au milieu des ruines fumantes et du champ de bataille silencieux, Saint Nicolas et ses hommes soufflaient après avoir accompli leur mission. Les cadeaux, symboles de joie et d’espoir, furent distribués aux enfants des mondes ravagés. Leurs visages s’illuminèrent de sourires, un rappel poignant de ce qui avait été protégé et préservé : Noël, cette commémoration de la naissance de l’Empereur-Dieu de l’Humanité.

***

Alors que le Nativitatis Stella, l’Étoile de Noël du 41e millénaire, quittait l’atmosphère de Krintle IV, Saint Nicolas, debout dans la salle de commandement contemplait l’espace. Un officier s’approcha, tenant une tablette de données.

– Monseigneur, nous avons reçu des rapports inquiétants. À présent, ce sont les Légions de la Désolation qui se rassemblent dans le système solaire voisin, celui que nous devons justement livrer. Ils semblent préparer une offensive majeure.

Alors que les échos de la bataille précédente résonnaient encore, Saint Nicolas se tourna vers lui, un sourire en coin, son regard pétillant d’une flamme indomptable. Il ajusta son armure verte et blanche, puis, avec un enthousiasme contagieux, il déclara :

– Et c’est reparti pour un tour ! Joyeux Noël !

Sa voix, teintée d’espièglerie et de l’envie d’en découdre, résonna dans le vaisseau. Ses space marines, revigorés par son enthousiasme, se préparaient pour un nouveau combat, prêts à suivre leur Commodore dans une autre épopée aussi féroce que festive.

Et c’est ainsi que la légende de Saint Nicolas, le Commodore de Noël, se poursuivit. Symbole éternel de courage, d’espoir, et de l’esprit indomptable de l’humanité.

 

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René DROUIN

Auteur de SF et de fantasy, blogueur et créatif touche-à-tout. Je suis aussi catholique, designer graphique, papa et avec une pensée à contre-courant. Mi-ours, mi-panda et re-mi-ours derrière. Textes humains sans IA ajoutée.

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