Bref, c’était mieux avant (et les bien-pensants peuvent aller se faire voir)

Par , Le 9 septembre 2023 (Temps de lecture estimé : 5 min)

La Cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde de rugby nous a offert un spectacle d’ouverture loin de faire l’unanimité. Retour sur cette représentation de la France d’autrefois et tout ce qu’elle a de plus authentique.

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Hier, un Jean Dujardin au regard rieur, avec une dégaine tout droit sortie d’un roman de Pagnol, comme le dit si bien Jonathan Sturel, nous livrait un petit bout de la France d’antan. Un petit écrin d’autrefois pour la scène d’ouverture de la Coupe du Monde de Rugby. Il n’en fallut pas plus à la gauche pour presque crier au nazisme pour avoir osé satisfaire le bon peuple d’un peu de nostalgie.

Pour ma part, je n’ai pas peur de l’affirmer : plus je lis de choses sur cet avant, plus cela me conforte que malgré l’essor du confort, de la science, de la technologie et j’en passe… oui, c’était mieux avant. Plus dur, plus rustre, mais aussi plus simple, plus authentique, sans artifice. Plus humain.

Ceux qui, comme moi, sont nés avant les années 90 et qui ont grandi et vécu dans les campagnes de notre belle France, savent que des films comme « L’école buissonnière » ne sont pas une caricature exagérée : c’était la vie, la vraie. C’était une vie rustique, marquée par la générosité des cœurs et la rudesse des manières. Une vie authentique et parfois brutale, où le braconnage faisait partie de la normalité et où le sens de la communauté primait sur tout.

C’était la France dite « d’en bas », avec tout ce qu’elle avait de plus haut en couleur ! Une France où la vie était dure et les plaisirs simples, mais où le rural était finalement libre et heureux. Libre, c’est le mot, car face à un État et ces fumiers de gauchistes qui veulent toujours plus nous dire quoi faire, quoi penser et ponctionner le maximum d’argent de ceux qui travaillent, la liberté n’est qu’un lointain souvenir. Et ne venez pas me parler de Corée du Nord ! Ce n’est pas parce que notre pays est champion d’une bande de nuls qu’on ne doit pas aspirer à mieux.

Bref, en ce Vendredi 8 Septembre 2023, Jean Dujardin s’est fait le représentant d’une époque où trouver du travail n’était pas une quête ardue, mais une simple question de volonté, où il suffisait souvent de traverser la rue pour trouver une occupation. Aujourd’hui, nous portons le poids du monde sur nos épaules et dans nos esprits, causant toutes sortes de maladies mentales et émotionnelles. Nos aînés, eux, portaient ce poids sur leurs bras, dans le dur labeur de la terre.

J’ai grandi dans cette France, celle de mes grands-parents maternels qui possédaient une petite ferme où, même peu de temps après ma naissance, subsistaient des vestiges de ce passé : des toilettes au fond du jardin, une salle de bain qui n’était rien de plus qu’une pompe à eau à l’extérieur. « Oui, mais l’espérance de vie… » me dira-t-on. Un concept souvent étranger à ceux qui le brandissent pour faire l’hagiographie du sacro-saint progrès, car souvent mal compris à cause de la mortalité infantile élevée de l’époque.

Les grand-mères se fiaient à l’avis des médecins, dont les connaissances étaient souvent obsolètes, mais dont les compétences étaient le fruit des décennies d’observations sur le terrain. Les grands-pères, quant à eux, avaient leurs propres remèdes : la gnaule pour soigner leurs maux, l’extraction de leurs propres dents cariées et la gnaule à nouveau pour désinfecter les plaies après s’être retiré eux-mêmes kyste et autre grosseur. Ce n’est pas une blague, c’est ce que mon grand-père faisait.

Et qu’avons-nous fait de notre société depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ? Nous nous sommes embourgeoisés. Nous avons adopté un niveau d’éducation autrefois réservé aux bourgeois et aux petits nobles, sans avoir les moyens financiers de soutenir ce style de vie, ni même l’attitude pour porter cette classe qui s’est donc vue nivelée par le bas. Dans le même temps, nous avons perdu la débrouillardise de nos ancêtres, qui savaient comment se nourrir par eux-mêmes, prédire la météo d’un simple coup d’œil à la fenêtre et écouter les murmures de la nature pour trouver de quoi se nourrir, se divertir, et même se guérir.

En somme, sans notre société centralisée et nos technologies avancées, nous sommes désormais impuissants. Nous avons troqué notre liberté pour une vie de commodité apparente, une vie pourtant plus stressante que jamais dans l’histoire de l’humanité. Finalement, nous ne valons pas mieux qu’un élevage de vaches, incapables de se débrouiller si elles étaient livrées à elles-mêmes, c’est-à-dire sans toutes nos infrastructures. Nous nous sommes déconnectés de la réalité pour nous laisser connecter à une matrice sociale, gauchiarde et politique dans laquelle nous ne sommes, en fin de compte, que du bétail.

Bref, c’était mieux avant et il est toujours bon de prendre une bouffée d’air frais en plongeant la tête dans la nostalgie du passé. Nous savons bien qu’il est impossible d’y retourner, et alors ? Aux gauchistes qui veulent nous enlever cela et m’imposer même jusqu’à ce qui doit me faire encore un peu rêver, je n’aurais alors que ces quelques mots que déjà nos anciens savaient dire sans vergogne : allez vous faire enculer, ça vous donnera des couleurs.

Bref, c’était mieux avant.

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René DROUIN

Auteur d'anticipation, blogueur et créatif touche-à-tout, catholique, entrepreneur, THPI. Mi-ours, mi-panda et re-mi-ours derrière.

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