La très sérieuse analyse scientifique des lésions cérébrales dans les aventures d’Astérix

Au cours de son travail, ma moitié m’a envoyé une trouvaille qui concerne une étude menée par Marcel-Alexander Kamp, docteur en neurochirurgie à l’Université Heinrich-Heine de Düsseldorf, en Allemagne. Celui s’est en effet penché sur les lésions cérébrales subies par les personnages d’Astérix.

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Et comme c’est Dimanche, j’ai trouvé cette étude suffisamment tordante pour vous la traduire et la partager avec vous.

Contexte : l’objectif de cette étude était d’analyser l’épidémiologie et les facteurs à risque spécifiques des lésions cérébrales traumatiques (LCT) dans les bandes dessinées d’Astérix. Au cours des aventures du petit gaulois, les LCT sont le type de blessures prédominant.

Méthode : une analyse rétrospective des LCT dans 34 bandes dessinées Astérix a été effectuée en examinant le statut et les signes de LCT neurologique initial. Les données cliniques ont été corrélées aux informations concernant le mécanisme de traumatisme, le milieu socioculturel des victimes et des délinquants, et les circonstances du traumatismes, pour identifier les facteurs de risque spécifiques.

Résultats : sept cent quatre LCT ont été identifiées. La majorité des personnes impliquées étaient des adultes et de sexe masculin. La principale cause de traumatisme était l’agression (98,8%). Ces traumatismes ont été classés comme graves dans plus de 50% des cas. Différents déficits neurologiques ainsi que des signes de fractures de la base du crâne ont également été constatés. Bien que plus de la moitié des victimes de coups à la tête aient subie une déficience de leur état de conscience, aucun cas de décès ou de déficit neurologique permanent n’a été trouvé. Le plus grand groupe de traumatismes crâniens est représenté par les Romains (63,9%), causés par des Gaulois dans près de 90% de cas. Un casque était pourtant porté par 70,5% des victimes, mais celui-ci a été perdu dans la grande majorité des cas (87,7%). Dans 83% des cas, les LCT ont été causés sous l’influence d’un agent dopant appelé potion magique ».

Conclusions : bien que plus de la moitié des patients ont eu une perte de conscience sévère après une lésion cérébrale traumatique, aucun déficit permanent n’a pu être trouvé. La nationalité romaine, la paralysie partielle de l’hypoglosse, la perte du casque, et l’ingestion de potion magique étaient significativement corrélées avec l’affaiblissement sévère de la conscience (p ≤ 0,05).

Il y a de grands malades quand même.

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Sébastien

Consultant en communication, designer graphique, formateur, blogueur, chroniqueur radio, catholique, metalleux, zèbre et électron libre. Mi-ours, mi-panda et re-mi-ours derrière.

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