Bayrou-Macron, ou la fin de mon engagement au Modem

Ca fait le tour des médias depuis quelques heures, François BAYROU décide d’apporter son soutien à Emmanuel MACRON. Un choix qui me laisse dubitatif autant que consterné et marque la fin de mon engagement au Mouvement Démocrate.
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En ce moment j’ai pas mal la tête dans le guidon, si bien que je n’ai pas trop le temps de m’occuper de l’actualité. Et tandis que je faisais les courses, on m’envoie un message sur Facebook pour demander mon avis sur l’alliance Bayrou-Macron. Je ne vous raconte pas la tête que je tirai, j’ai réellement cru à une blague au début. Et pourtant, ce n’en était pas une.

Vous vous en doutez, je suis extrêmement déçu. Certains connaissent ma vision de Macron : manipulateur et représentant de la finance elle-même, je ne crois absolument pas en son discours. Je considère que Macron est un bonimenteur et certainement le candidat le plus éloigné de mes convictions et de mon éthique. Son pouvoir d’hypnose (car à ce niveau, c’est bien de ça qu’il s’agit) m’impressionne et me fait froid dans le dos. Mais le but de cet article n’est pas d’être une liste de justifications sur les raisons de mon animosité à son égard, aussi passerai-je cette partie qui pourrait faire l’objet d’un billet à part entière.

Je ne sais pas que voir exactement dans l’acte de François. Mais je m’étonne de tous ses efforts tout au long des années passées pour en arriver là. Me vient alors un souvenir de fin 2016, quand j’étais encore membre du bureau national des Jeunes Démocrates. On nous disait alors au pôle communication : « Ne faites rien d’irréversible avec Fillon, lâchez vous sur Macron » pour au final en venir à ça. Là je vous livre du off, ça va peut-être me coûter un ou deux gadins dans la tête, mais ce n’est pas grave.

J’ai toujours défendu une vision du centre indépendant, d’un Modem qui apprend enfin à s’émanciper des autres, d’un mouvement qui cesse de se cacher derrière l’excuse du rassemblement pour en fin de compte s’auto-saboter. Le pire, ce sont les nombreux militants que je sais hostiles à Emmanuel Macron qui pourtant défendent le choix de François Bayrou. Je le dis crument, c’est comme si le Modem faisant partie de leur identité pour certains ou certaines, ce qui leur impose alors de trouver une raison de poursuivre leur engagement. C’est vraiment l’impression que ça me donne (et le dire va me coûter un ou deux gadins de plus). Pour ma part je ne m’identifie pas à mes opinions, je n’ai pas d’ego là-dessus et je sais quelques connaissances dans le même cas, puisqu’elles ont pris la même option que moi.

Vous l’aurez compris, cet acte de François Bayrou me fait prendre la décision que je redoutais devoir prendre. Après avoir quitté le bureau national des Jeunes Démocrates en Décembre, je quitte alors le Modem avec un léger sentiment de m’être fait avoir. Un peu comme quand on achète quelque chose et qu’une fois chez soit, on se rend compte que c’est de la camelote. J’ai été réellement fier d’appartenir au Modem, de m’y engager, en dépit de certaines divergences. Mais cette divergence là est trop grande pour moi. Je redeviens alors un électron libre sans étiquette.

Mais je ne me démotive pas pour autant, j’ai le sens de l’engagement dans le sang et nul doute que je trouverai un autre cheval de bataille le moment venu pour poursuivre mon implication citoyenne.

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Sébastien DROUIN

Consultant en communication, designer graphique, blogueur, formateur, chroniqueur radio RCF 22, catholic veggie, réac' et râleur positif. Mi-ours, mi-panda et re-mi-ours derrière.

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