D’anticlérical à catholique, partie 4 : c’est quoi être chrétien ?

Depuis quelques mois, je suis une formation en théologie par le biais de ma paroisse. Cela peut sembler étrange quand on est pas croyant, mais je fais bel et bien ça pour le plaisir. Et tandis que le premier module touche à sa fin, un écrit nous a alors été demandé.

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Démarrée en Octobre dernier, cette formation diocésaine s’appelle « Venez à ma suite ». À raison d’une journée par mois durant deux ans, elle débouche sur un certificat d’études théologiques. Mais, surtout, une plus grande connaissance de Dieu et un approfondissement personnel de sa foi. Ainsi, ce sont des notions bibliques, théologiques, liturgiques, anthropologiques, historiques, spirituelles, pastorales et pédagogiques qui nous sont enseignées au cours de cette formation. Et tandis que le premier module touche à sa fin, on nous a demandé de rendre un écrit répondant à la question suivante : c’est quoi, être chrétien ? Et puisque ça ne serait pas drôle sans contrainte, cela doit être avant tout un témoignage, mais qui puisse tenir un vingt lignes, corps douze, sans compter l’introduction présentant le profil de l’interlocuteur. J’en profite alors pour vous livrer ma rédaction.

Voilà une question large qui peut sans doute accueillir autant de réponse que de chrétiens. Venant d’un milieu d’ordinaire peut croyant, ma réponse s’adressera à ces personnes. En effet, j’ai grandi avec des parents qui ont été longtemps anticléricaux, de part de mauvaises rencontres qu’ils ont pu faire au sein de l’Église. Et cela va de soi, cela m’a longtemps influencé et a représenté une des caractéristiques des personnes que je fréquentais la majeure partie du temps. Ainsi, ma réponse leur est adressée, jeunes et moins jeunes qui, non content d’être septiques, ont plutôt tendance à être dans le rejet de Dieu.

Contrairement aux idées reçues, être chrétien ce n’est pas orner sa vie de rituels divers et variés autour d’une divinité de réassurance sur la vie et la mort. Bien loin de ça, la foi des chrétiens tourne autour d’un homme dont l’Histoire reconnaît l’existence, Jésus, fils de Dieu.

Croire en Jésus, fils de Dieu, c’est croire en l’accomplissement de la promesse que Dieu a fait au travers des siècles et des millénaires à son peuple. En effet, l’humanité s’est coupée de Dieu au moment du péché originel. Ainsi, au fil du temps, Dieu a-t-il multiplié les façons de le rejoindre. Se faire pleinement homme par l’intermédiaire de son fils, qui est aussi pleinement Dieu, c’est sa façon de nous toucher au plus profond de nous-même et nous permettre d’entrer à nouveau en communion avec lui. C’est pour ces raisons que nous trouvons matière à réfléchir et à prier autant dans l’Ancien Testament que le Nouveau Testament.

Plus concrètement, cela s’illustre de nombreuses manières au cœur de nos vies. Par exemple, en tant qu’homme on peut être tenté de croire que nous pouvons à nous seuls trouver une solution aux problèmes qui nous affectent. Et bien se laisser toucher par Dieu, c’est s’en remettre à lui. Reconnaître n’être qu’un homme avec ses faiblesses et déposer entre ses mains nos problèmes et nos préoccupations. Ainsi, la foi nous invite-t-elle au lâcher prise pour laisser Dieu intervenir au cœur de nos vies. Être chrétien, c’est non seulement avoir foi en Dieu, mais reconnaître qu’il tient sa promesse de nous ramener à lui.

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Sébastien DROUIN

Consultant en communication, designer graphique, blogueur, formateur, chroniqueur radio RCF 22, catholic veggie et râleur positif. Mi-ours, mi-panda et re-mi-ours derrière.

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